Perspectives

Votre bilan ne dit rien de votre trésorerie

Un exercice bénéficiaire peut se terminer sans un euro en banque. Le résultat et la trésorerie ne mesurent pas la même chose, et c'est la seconde qui fait déposer les bilans.

Deux grandeurs que l'on confond

Le résultat comptable enregistre une vente le jour où elle est facturée. La trésorerie, elle, attend l'encaissement. Entre les deux, il y a soixante jours, parfois quatre-vingt-dix, parfois un client qui ne paiera jamais.

Un dirigeant qui pilote son entreprise sur son compte de résultat pilote avec un rythme de retard. Il constate au 31 décembre ce qu'il aurait fallu corriger en mars.

Le besoin en fonds de roulement, ce trou invisible

Plus vous vendez, plus vous avancez de l'argent : des stocks à constituer, des clients à financer en attendant leur paiement, des salaires à verser avant d'être payé. C'est le besoin en fonds de roulement, et il grossit avec la croissance.

C'est le paradoxe le plus cruel de la vie d'entreprise : les sociétés qui déposent le bilan en pleine croissance sont plus nombreuses qu'on ne le croit. Elles n'ont pas manqué de clients. Elles ont manqué de cash pour les servir.

Les trois chiffres à regarder chaque mois

Le délai moyen de paiement de vos clients. Pas celui inscrit sur vos conditions générales, celui qui est réellement constaté. L'écart entre les deux est votre première source de financement gratuite, ou votre première fuite.

Votre position de trésorerie à treize semaines. Pas à la fin du mois : à trois mois, semaine par semaine, en tenant compte des échéances fiscales et sociales. C'est l'horizon où les décisions restent possibles.

Le point mort du mois écoulé. Le chiffre d'affaires en dessous duquel vous perdez de l'argent. Beaucoup de dirigeants le calculent une fois par an, à la remise du bilan. C'est une donnée mensuelle.

Ce que nous en faisons

Un bilan remis en juin sur un exercice clos en décembre est un certificat d'autopsie. Utile, mais tardif.

Notre conviction est simple : les chiffres ne sont qu'un point de départ, ce qui compte est la décision qu'ils permettent de prendre. Un tableau de bord mensuel, même imparfait, vaut mieux qu'une liasse fiscale parfaite arrivée six mois trop tard.

Un exercice bénéficiaire peut se terminer sans un euro en banque. Le résultat et la trésorerie ne mesurent pas la même chose, et c'est la seconde qui fait déposer les bilans.

Deux grandeurs que l'on confond

Le résultat comptable enregistre une vente le jour où elle est facturée. La trésorerie, elle, attend l'encaissement. Entre les deux, il y a soixante jours, parfois quatre-vingt-dix, parfois un client qui ne paiera jamais.

Un dirigeant qui pilote son entreprise sur son compte de résultat pilote avec un rythme de retard. Il constate au 31 décembre ce qu'il aurait fallu corriger en mars.

Le besoin en fonds de roulement, ce trou invisible

Plus vous vendez, plus vous avancez de l'argent : des stocks à constituer, des clients à financer en attendant leur paiement, des salaires à verser avant d'être payé. C'est le besoin en fonds de roulement, et il grossit avec la croissance.

C'est le paradoxe le plus cruel de la vie d'entreprise : les sociétés qui déposent le bilan en pleine croissance sont plus nombreuses qu'on ne le croit. Elles n'ont pas manqué de clients. Elles ont manqué de cash pour les servir.

Les trois chiffres à regarder chaque mois

Le délai moyen de paiement de vos clients. Pas celui inscrit sur vos conditions générales, celui qui est réellement constaté. L'écart entre les deux est votre première source de financement gratuite, ou votre première fuite.

Votre position de trésorerie à treize semaines. Pas à la fin du mois : à trois mois, semaine par semaine, en tenant compte des échéances fiscales et sociales. C'est l'horizon où les décisions restent possibles.

Le point mort du mois écoulé. Le chiffre d'affaires en dessous duquel vous perdez de l'argent. Beaucoup de dirigeants le calculent une fois par an, à la remise du bilan. C'est une donnée mensuelle.

Ce que nous en faisons

Un bilan remis en juin sur un exercice clos en décembre est un certificat d'autopsie. Utile, mais tardif.

Notre conviction est simple : les chiffres ne sont qu'un point de départ, ce qui compte est la décision qu'ils permettent de prendre. Un tableau de bord mensuel, même imparfait, vaut mieux qu'une liasse fiscale parfaite arrivée six mois trop tard.